Texte : Mathilde Forgereau • Photos : Lionel Beylot
Tel un paquebot s’apprêtant à prendre le large, là se dresse l’incontournable « Maison du Fada ». Véritable oeuvre architecturale, monument avant-gardiste et révolutionnaire, la belle Cité radieuse est sans aucun doute à l’image du génie de Le Corbusier. Du béton brut, des couleurs primaires, un style dépouillé, comment passer à côté du 280 boulevard Michelet ? Avec ses 137 mètres de long, 56 mètres de haut, et 9 étages, le tout surélevé sur 34 pilotis de béton armé, la Cité radieuse domine le paysage urbain. Imposante, puissante, elle rend tout ce qui l’entoure minuscule et fragile. Un voyage hors du temps Jeux de lumière, perspectives, couleurs, ce monument à l’allure d’un transatlantique est d’une élégance rare. Aussitôt que l’on pénètre dans le hall d’entrée, quelque chose se passe. Le silence règne. Une douce lumière orangée inonde le lieu. On se sent comme bercés dans le ventre de cet immense bâtiment. Commence alors un véritable voyage hors du temps, qui débute par la montée en ascenseur vers les hauteurs. Les portes s’ouvrent et nous voici au 3ème étage. La chaude lumière des sombres couloirs, les portes polychromes, le silence… nous sommes immédiatement plongés dans un univers insolite. Habitants ou visiteurs curieux déambulent dans les « rues », un sourire aux lèvres. Car ici on ne parle pas de couloirs, mais de rues intérieures.